40 femmes leaders posent les jalons de la paix et du développement dans la Lobaye

  • Posté le: 31 August 2016
Photo de famille de clôture de la retraite formative des femmes leaders de la Lobaye, le 06 aout 2016 à M’baiki

M’baiki, le 06 aout 2016, 03 jours de retraite formative des femmes leaders qui a eu lieu dans  l’amphithéâtre du Centre d’Etudes de Comboni se sont achevées dans cette ville.

Venues des 08 localités d'intervention du projet "Cohésion sociale", ces 40 femmes repartent outillées pour la recherche de la paix et la sécurité et pour le développement de leur localité.

Durant 03 jours d'échanges constructifs, les femmes de la Lobaye, qu'elles soient lettrées ou non, ont énuméré lors des travaux d'atelier, les causes de l'insécurité, du sous-développement et du manque de leadership chez les femmes. Elles ont surtout échangé sur leur condition de femme et leur implication dans les communautés. Avec la promesse de faire bouger les lignes, elles promettent  de former « la Chaîne de la Paix de la Lobaye » et invitent toutes les autres femmes quel que soit leur niveau et leur confession, à les rejoindre pour la consolidation de la paix et du vivre ensemble.

Rappelons que la première journée, ouverte avec la présence des autorités locales de la ville de M’baiki est consacrée à un échange sur l’implication des femmes dans le développement local. Ce premier module a été animé par le Docteur Valérie-Blandine Tanga de l’université de Bangui qui s’est appesantie sur les notions clés du leadership féminin et les problèmes rencontrés par les femmes dans le milieu rural. Pour les femmes, se rassembler en association permet de s’auto développer par la création de forages ou même d’écoles qui sont les points essentiels du développement local. 
Puis, les femmes leaders regroupées par localités d’origine ont proposé des solutions pour préserver au niveau local, la sécurité mise à mal depuis quelques années en République Centrafricaine.

 Le fait marquant de cette rencontre est que les femmes de toutes les confessions ont entonné, à l’ouverture des travaux du deuxième jour, un chant de paix et ont dansé la main dans la main pour marquer leur engagement dans l’unité.

Aichai, une ancienne habitante de la ville de M’baiki, déplacée depuis plusieurs mois à Boda, laisse parler sa joie de revoir ses anciennes voisines du marché. Elle témoigne que « ce sont les hommes qui prennent les armes sinon, les femmes sont mères et des symboles de la paix »

La première retraite des femmes leaders rurales a pris fin avec les recommandations sur les possibilités de prise en compte du défi de développement dans les activités des femmes.